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EPREUVE ORALE – DIPLÔME NATIONAL DU BREVET

Extrait de la note de service n° 2017-172 du 22-12-2017

Le présent article ne s’attarde que sur la partie orale du DNB. Pour retrouver l’intégralité de la note de service rendez-vous à l’adresse suivante : https://www.education.gouv.fr/bo/17/Hebdo42/MENE1731896N.htm?cid_bo=122780

Seuls les candidats scolaires (mentionnés à l’article 3 de l’arrêté du 31 décembre 2015 modifié relatif aux modalités d’attribution du diplôme national du brevet) sont concernés par cette épreuve orale.

2.1 – Durée de l’épreuve : 15 minutes

2.2 – Nature de l’épreuve 

L’épreuve orale de soutenance d’un projet permet au candidat de présenter l’un des objets d’étude qu’il a abordés dans le cadre de l’enseignement d’histoire des arts, ou l’un des projets qu’il a menés au cours des enseignements pratiques interdisciplinaires du cycle 4 ou dans le cadre de l’un des parcours éducatifs (parcours Avenir, parcours citoyen, parcours éducatif de santé, parcours d’éducation artistique et culturelle) qu’il a suivis.

Cette épreuve orale est une soutenance : elle a pour objet d’évaluer la capacité du candidat à exposer les compétences et connaissances qu’il a acquises, notamment dans le cadre des programmes d’enseignement de l’histoire des arts et de toutes les disciplines qui auront contribué à nourrir cette soutenance.

Les candidats peuvent choisir de présenter l’épreuve individuellement ou en groupe, sans qu’un groupe puisse excéder trois candidats. Dans tous les cas, chaque candidat fait l’objet d’une évaluation et d’une notation individuelles.

Le candidat peut, le cas échéant, présenter ce qu’il a réalisé (production sous forme de projection, enregistrement, réalisation numérique, etc.), mais cette réalisation concrète ne peut intervenir qu’en appui d’un exposé qui permet d’évaluer essentiellement les compétences orales et la capacité de synthèse. Elle ne peut donc se substituer à la présentation synthétique qu’elle peut cependant illustrer.

Le candidat peut effectuer une partie de sa présentation en langue vivante étrangère ou régionale, dans la mesure où cette langue est enseignée dans l’établissement.

Si le candidat a connu une expérience de mobilité internationale, il est recommandé qu’il puisse la valoriser dans son exposé.

2.3 – Structure de l’épreuve

L’oral se déroule en deux temps : un exposé suivi d’un entretien avec le jury.

Dans le cas d’une épreuve individuelle, l’oral prend la forme d’un exposé par le candidat d’environ cinq minutes suivi d’un entretien d’une dizaine de minutes avec le jury. Le cas échéant, le candidat peut être guidé par le jury pour mener à bien son exposé personnel. La durée totale de l’épreuve ne peut dépasser quinze minutes.

Si l’épreuve est collective, dix minutes d’exposé, pendant lesquelles chacun des candidats intervient, précèdent quinze minutes de reprise avec l’ensemble du groupe. Le jury veille à ce que chaque candidat dispose d’un temps de parole suffisant pour exposer son implication personnelle dans le sujet ou le projet présenté.

2.4 – Modalités de l’épreuve

2.4.1 – Localisation de l’épreuve, période de passation et convocation des candidats

Après avis du conseil pédagogique, le chef d’établissement fixe les modalités de passation de l’épreuve, notamment les dates auxquelles aura lieu l’épreuve orale pour les candidats scolaires. Le chef d’établissement informe le conseil d’administration de ces modalités.

L’épreuve orale a lieu dans l’établissement où l’élève a accompli sa scolarité ou, pour les candidats du Cned, dans l’établissement où ils sont convoqués pour les épreuves écrites. L’épreuve est située durant une période comprise entre le 15 avril et le dernier jour des épreuves écrites de l’examen, dont les dates sont fixées par le ministre chargé de l’éducation nationale. Le chef d’établissement établit pour chaque candidat une convocation individuelle à l’épreuve.

2.4.2 – Choix du sujet ou du projet présenté

Le choix du sujet ou du projet que le candidat souhaite présenter durant l’épreuve orale est transmis au chef d’établissement par les responsables légaux de l’élève, selon les modalités fixées par le conseil d’administration. Ce choix précise l’intitulé et le contenu du sujet ou du projet présenté. Il mentionne aussi les disciplines d’enseignement impliquées. Le candidat fait également savoir s’il souhaite présenter son exposé en équipe (auquel cas les noms des coéquipiers sont mentionnés) ou s’il souhaite effectuer une partie de sa présentation dans une langue vivante étrangère ou régionale qui est alors précisée.

2.4.3 – Le jury de l’épreuve orale

Le chef d’établissement établit la composition des jurys. Il tient compte, pour ce faire, des dominantes des sujets présentés. L’établissement suscite autant que possible la représentation de toutes les disciplines dans ses jurys. Chaque jury est constitué d’au moins deux professeurs. Pour les candidats qui souhaitent effectuer une partie de leur prestation dans une langue vivante étrangère ou régionale, le chef d’établissement s’assure de la participation au jury d’un enseignant de la langue concernée.

Le chef d’établissement transmet aux membres du jury, au moins dix jours ouvrés avant l’épreuve orale, une liste des candidats avec la date et l’horaire de leur épreuve. Cette liste précise aussi, pour chaque candidat évalué, l’intitulé et le contenu du sujet présenté. Elle mentionne aussi les disciplines d’enseignement impliquées. La liste précise aussi, lorsque tel est le cas, le nom de tous les candidats qui se présentent conjointement ainsi que la langue retenue dans le cas d’un exposé intégrant l’usage d’une langue vivante étrangère ou régionale.

Afin de valoriser l’investissement de l’élève dans le travail fourni, les examinateurs peuvent élargir leur interrogation à d’autres projets ou sujets ayant été réalisés ou abordés au cours du cycle par le candidat.

Dans le cas d’une prestation en langue étrangère ou régionale, qu’elle soit faite pendant l’exposé ou pendant l’entretien, celle-ci ne doit pas excéder cinq minutes au total. Dans son évaluation, le jury valorise cette prestation, dès lors qu’un niveau satisfaisant de maîtrise de la langue concernée est atteint par le candidat.

Si le candidat a connu une expérience de mobilité internationale, le jury veille à interroger le candidat sur cette expérience pour en souligner les acquis.

Les examinateurs s’assurent que leurs questions restent dans les limites de ce qui est exigible d’un élève de classe de troisième.

2.5 – Cas particuliers

Dans le cas d’élèves en situation de handicap, on veillera à adapter le choix du sujet présenté en fonction de leur situation. Un aménagement d’épreuve est à envisager si nécessaire.

Si un candidat ne se présente pas, pour un motif dûment justifié, à l’épreuve orale à la date de sa convocation, le chef d’établissement lui adresse une nouvelle convocation, à une date qui doit être, en tout état de cause, fixée au plus tard le dernier jour des épreuves écrites de la session de juin. Si cette nouvelle convocation n’est pas honorée, le candidat n’obtient aucun point à l’épreuve orale, sauf s’il est autorisé à se présenter à la session de remplacement, du fait d’une absence pour un motif dûment justifié.

Un candidat qui s’est présenté à l’épreuve orale, mais qui, pour un motif dûment justifié, est absent aux épreuves écrites de la session ordinaire, garde le bénéfice de la note d’épreuve orale qu’il a obtenue et passe les épreuves écrites de la session de remplacement.

Les candidats du centre national d’enseignement à distance (Cned) présentent l’épreuve orale conformément aux dispositions communes. Cependant, dans certains cas de force majeure, dûment constatée par le recteur de l’académie dans laquelle le candidat est inscrit, cette épreuve peut prendre la forme d’un dossier évalué par leurs enseignants dans le cadre du suivi de leurs acquis scolaires. Les mêmes dispositions sont accordées aux candidats bénéficiant d’une expérience de mobilité qui les empêche de se présenter dans leur établissement d’origine.

2.6 – Évaluation de l’épreuve

L’évaluation prend en compte la qualité de la prestation orale du candidat, tant du point de vue des contenus que de son expression. Il est à noter que l’évaluation de la maîtrise de l’oral est un objectif transversal et partagé qui peut être évalué par tout enseignant de toute discipline.

Les examinateurs veillent à élargir leur questionnement, au-delà des acquis disciplinaires, à la dimension interdisciplinaire et culturelle de l’objet d’étude ou du projet que le candidat présente.

2.6.1 – L’épreuve est notée sur 100 points :

– Maîtrise de l’expression orale : 50 points ;

– Maîtrise du sujet présenté : 50 points.

2.6.2 – Grille indicative de critères d’évaluation de l’épreuve orale de soutenance :

Tout ou partie des critères présentés ici peuvent servir aux établissements pour définir leur propre grille d’évaluation de l’épreuve orale.

a. Maîtrise de l’expression orale

– s’exprimer de façon maîtrisée en s’adressant à un auditoire ;

– formuler un avis personnel à propos d’une œuvre ou d’une situation en visant à faire partager son point de vue ;

– exposer les connaissances et les compétences acquises en employant un vocabulaire précis et étendu ;

– participer de façon constructive à des échanges oraux ;

– participer à un débat, exprimer une analyse argumentée et prendre en compte son interlocuteur ;

– percevoir et exploiter les ressources expressives et créatives de la parole ;

– s’approprier et utiliser un lexique spécifique au contexte, à savoir, le cas échéant :

  • utiliser la langue française avec précision du vocabulaire et correction de la syntaxe pour rendre compte des observations, expériences, hypothèses et conclusions ;
  • passer d’un langage scientifique à un autre ;
  • décrire, en utilisant les outils et langages adaptés, la structure et le comportement des objets ;
  • expliquer à l’oral (sa démarche, son raisonnement, un calcul, un protocole de construction géométrique, un algorithme), comprendre les explications d’un autre et argumenter dans l’échange ;
  • exprimer son émotion face à une œuvre d’art ;
  • décrire une œuvre d’art en employant un lexique simple et adapté ;
  • mobiliser à bon escient ses connaissances lexicales, culturelles, grammaticales pour produire un texte oral sur des sujets variés en langue étrangère ou régionale ;
  • développer des stratégies pour surmonter un manque lexical lors d’une prise de parole, autocorriger et reformuler pour se faire comprendre.

b. Maîtrise du sujet présenté

– concevoir, créer, réaliser ;

– mettre en œuvre un projet ;

– analyser sa pratique, celle de ses pairs ;

– porter un regard critique sur sa production individuelle ;

– argumenter une critique adossée à une analyse objective ;

– construire un exposé de quelques minutes en mentionnant les connaissances et les compétences  acquises ;

– raisonner, justifier une démarche et les choix effectués ;

– mobiliser des outils numériques.