Deux journées de formation sur la coopération ont été orchestrées par Sophie Nilson, formatrice et professeure d’histoire-géographie-EMC (collège Fernande Benoit, Hazebrouck) ainsi que Jennifer Matusiak, professeure de BGB (Lycée Valentine Labbé, La Madeleine). Merci à nos deux collègues pour ces moments riches en partage et en réflexion.
Ces formations ont été une opportunité pour les enseignants participants de découvrir et d’expérimenter plusieurs outils coopératifs facilement transférables en classe, aussi bien pour les compétences transversales que pour les compétences disciplinaires.
Les enseignants se sont mobilisés dans des mises en situation concrètes afin de différencier la collaboration de la coopération et d’en comprendre les mécanismes.

Ci-dessous un récapitulatif des différentes techniques coopératives présentées lors des formations :


Il s’agit d’un rituel court permettant de démarrer une journée ou une séance dans un climat serein. Il vise à favoriser la connaissance mutuelle, l’expression personnelle et l’écoute au sein du groupe classe. Ce temps ritualisé contribue à renforcer la cohésion du groupe et à installer un cadre propice aux apprentissages.
Concrètement, les élèves sont invités à prendre la parole tour à tour pour se présenter ou partager une information simple, selon une consigne donnée par l’enseignant.

Ces propositions peuvent être adaptées selon l’âge des élèves, le moment de la journée ou les objectifs visés (expression des émotions, retour sur une expérience, projection dans un projet, etc.).
Le bonjour coopératif peut se dérouler en grand groupe, en petits groupes ou en binômes. Sa durée est généralement courte (quelques minutes) et il peut devenir un repère structurant dans la vie de classe. Il constitue également un support intéressant pour travailler l’oral, l’écoute active et le respect de la parole de chacun.



Cette stratégie a permis d’entrevoir une organisation pour allier les différents blocs de compétences autour d’un même scénario pédagogique. Cela a mené à une réflexion pertinente des collègues enseignants de BTS.
Cela laisse entrevoir un usage pédagogique en partant de thématiques disciplinaires.
Concrètement…
En amont de cette séance, les élèves étudient un sujet : ils devront être capables de réexpliquer à leur camarade. Ils peuvent se munir d’un support comme, par exemple, une carte mentale coopérative.
Le jour J : 2 groupes sont formés : les marchands et les clients. Chaque marchand ouvre son “stand” et les clients passent de stand en stand. Il est possible de prévoir un document support, à faire compléter par les clients pour avoir une trace écrite.
Les rotations se font selon un temps imparti.
Lorsque chaque client est passé sur chaque stand : les marchands deviennent les clients.
L’avantage de cette technique étant de rendre les élèves actifs de leur apprentissage et d’éviter le format « exposé ». Cela permet aussi d’éviter les « catalogues » sur certaines notions.
Exemple d’utilisation : découverte de technique PMA (patient/médecin), étude de techniques d’imagerie médicale, calcul d’IMC, découverte de milieux de culture, techniques de dénombrement…

A l’issue de cet exercice, une question s’est posée :




Le schéma est structuré autour d’un objectif commun avec des mises en situation différentes réparties entre élèves ou étudiants. A l’issue du travail individuel, les groupes experts se constituent. Les groupes puzzle font une synthèse commune.

Cette stratégie développe la communication, la confiance en soi, le dynamisme, l’autonomie et la responsabilité individuelle. Chaque élève est responsable d’une partie du sujet, il est une pièce importante au puzzle qui permet de répondre à l’objectif posé par l’enseignant.
Les conseils de nos formatrices : plutôt à utiliser lors d’une activité découverte ou en révision. Cet outil permet également de faire de la pédagogie différenciée.


Plusieurs feuilles contenant une question sont réparties dans la salle de classe.
Chaque élève tourne dans les groupes. Il dispose d’un temps donné pour noter ses idées avec ses camarades.
La couleur des idées doit changer au fur et à mesure, voici en exemple d’application si la thématique est « coopérer, c’est quoi ? ».
Il faut alors écrire la question sur petit post-it à côté de la feuille vierge. Cela permet aux premiers élèves qui travaillent sur cette question d’utiliser un format qui leur est propre : une carte mentale, une liste, un tableau… Les élèves qui passeront ensuite sur l’affiche devront s’adapter au format choisi par le premier groupe.

- Au premier tour, les élèves choisissent la question qui ont le plus d’intérêt pour eux et écrivent en noir.
- Aux tours suivants,
- Les élèves proposent en rouge une correction des idées déjà inscrites.
- En bleu, les élèves proposent un développement des idées inscrites.
- Enfin, en vert, les élèves proposent une illustration des idées.
Les durées sont données à titre indicatif. Le choix de la durée reste pédagogique et dépend de la finalité (découverte des notions, révisions…). Chaque élève doit passer sur chaque affiche.

- En coopération, il faut accéder aux stratégies mises en place par l’élève pour résoudre un problème. Il est conseillé de noter la stratégie employée par l’élève à partir de son retour écrit ou oral, en plus de la production demandée à l’issue du travail coopératif.
- Utiliser des outils pour évaluer collectivement et individuellement les élèves durant les démarches coopératives (tableau de suivi, carnet de « marché »…).
- Veiller aux temps consacré en classe aux travaux et réflexions des élèves.
- Les travaux coopératifs doivent mener à des transferts sous forme de synthèse écrite ou orale. C’est la finalité à rendre en fin de séance. Il est préférable d’éviter d’externaliser les rendus.