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Héliosphéra, en images !

Mélanie Serret, professeure documentaliste au lycée polyvalent Giraux Sannier de Saint-Martin-Boulogne, en partenariat avec Julien Tesniere en lettres-histoire et Anne Merlin en SVT, propose, dans le cadre d’un défi littéraire local, un dispositif de lecture en arpentage. Chaque chapitre fait l’objet d’une appropriation par un élève qui produit une illustration en mobilisant son analyse et un outil d’intelligence artificielle générative.

Ce projet s’inscrit dans le cadre des TRAAM documentation 2025-2026, il amène les élèves à identifier l’essentiel d’un chapitre, à le reformuler sous forme de prompt, puis à le traduire en production visuelle. Cette transformation engage des compétences info-documentaires telles que la sélection et la reformulation d’informations. Le recours à l’intelligence artificielle s’inscrit ici comme un outil au service de la compréhension et de la production de connaissances. Le dispositif repose sur une pédagogie active favorisant l’autonomie et l’implication des élèves.

Contexte : Créé en 2023 par des enseignants en partenariat avec Nausicâa, le prix Lectures Océanes est attribué par un jury d’élèves de 3e et de 2de du Boulonnais. Il récompense un livre leur permettant de mieux connaître l’océan pour mieux le préserver.

Public : élèves de 2nde


Objectifs : Découvrir ensemble le livre Héliosphéra, fille des abysses de Wilfried N’Sondé tout en se formant aux exigences des outils d’IA pour générer une image. 

Compétences (cliquez sur les tableaux pour les agrandir) :

EMI

CRCN

CPS

Déroulé :

Les élèves travaillent tout au long de l’année sur cinq ouvrages, sous forme d’ateliers. Chaque livre fait l’objet de deux heures de travail mêlant lecture d’un extrait et production variée (écriture, podcast, story sur Canva, etc.).

La lecture de Héliosphéra, fille des abysses s’est avérée exigeante : l’écriture, plus soutenue, a pu freiné l’engagement des élèves. Beaucoup ont rencontré des difficultés de compréhension, même s’ils parviennent à en saisir le sens global.

C’est précisément ce point qui a guidé notre démarche : permettre aux élèves de renouer avec le plaisir de lire, en les invitant à se laisser porter par un texte pas totalement saisi tout en en identifiant l’essentiel.

C’est cet essentiel que chaque élève a dû traduire en prompt puis en image.

Heure 1 : découverte des images précédemment générées pour comprendre le début de l’histoire. Lecture du chapitre.

Heure 2 : fin de lecture du chapitre si besoin. Rédaction du prompt sur un digipad, génération de l’image par l’enseignante. Critique de l’image. Génération d’une autre image si besoin. Bilan.

Productions :

Sur le premier extrait, les élèves ont été surpris par les bottes et le « long manteau », montrant ainsi l’importance d’un vocabulaire adapté et précis dans le prompt :

Bilan :

Les élèves ont, dans un premier temps, été rebutés par la découverte de leur chapitre. Malgré sa brièveté, le texte présente un vocabulaire exigeant et une écriture à la fois poétique et lente, qui a souvent freiné l’entrée dans la lecture.

Nous avons donc recentré le travail sur la compréhension globale. Progressivement, les élèves se sont pris au jeu et beaucoup ont finalement apprécié l’exercice, en parvenant à saisir l’essentiel du chapitre sans se bloquer sur les difficultés lexicales. L’exercice de réduire un chapitre à un prompt peut paraitre réducteur mais il a permis aux élèves de se laisser porter par la lecture.

Par ailleurs, le travail autour du prompt, déjà amorcé en SNT, a facilité l’appropriation de l’activité : les élèves ont su faire le lien entre ce projet et leurs connaissances numériques.

Un prolongement intéressant aurait été d’approfondir la réflexion en SVT, notamment autour de la représentation des micro-organismes : correspondent-ils réellement à ceux proposés dans les productions générées ?

Annexes :

  • Document élève :