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Cent mille milliards de poèmes

Elora Chotteau, professeure documentaliste au lycée Henri Wallon, de Valenciennes, nous partage un projet destiné aux élèves de seconde ayant choisi l’option “humanité numérique”.

Plusieurs horaires sont proposés aux élèves, avec des enseignants différents. L’horaire qui a accueilli ce projet est celui du mercredi midi, avec le professeur de NSI-SNT Mathieu Nicolas, et la professeure documentaliste Elora Chotteau.

Contexte :

Devant l’intérêt des élèves pour la littérature et la poésie, il a été décidé de faire créer un générateur de poèmes aléatoires à la façon de Raymond Queneau, dans ses Cent mille milliards de poèmes.

Public : élèves de seconde inscrits aux séances d’Humanités Numériques


Objectifs : réunir la poésie et le numérique dans une séquence qui permet à la fois aux élèves de revoir les codes de la poésie, et la programmation en Python.

Production finale : cliquez ici ou sur les images !


Compétences (cliquez sur les tableaux pour les agrandir) :

EMI

CRCN

CPS

Déroulé :

Séance 1

Lors de la première séance, les élèves décident (et se rappellent) de plusieurs points concernant la versification. Il est décidé que le poème sera en vers, qu’il suivra la forme suivante : 2 quatrains suivis d’un tercet.

Les vers doivent respecter la forme suivante : dans le quatrain, les vers sont croisés ; dans le tercet, les deux premiers vers sont suivis, puis un libre. Pour résumer : ABAB CDCD EEF. Les élèves ont ensuite décidé que les rimes seront les suivantes : A = é ; B = i ; C = on ; D = o ; E = an ; F = -ette ou fin au choix.

Séance 2

Cette heure a servi à continuer la création des vers et à les recopier sur un document de traitement de texte. Entre cette séance et la suivante, un document sur l’ENT a été réalisé dans lequel les vers ont été rangés par rimes.

Séance 3


A l’aide d’un document créé sur Capytale (lien ici) par le professeur de NSI, les élèves ont pu s’entraîner à coder afin de sortir des vers de façon aléatoire, puis d’éviter les redites, et enfin, de respecter les différentes listes établies suivant les rimes.

  • La séquence peut s’arrêter là.

Il a été décidé, dans le cadre de la journée portes ouvertes, de réaliser une page sur laquelle les poèmes générés aléatoirement sont présentés avec un fond créé par les élèves, choisi lui aussi de façon aléatoire. A la manière d’un diaporama, la page se réinitialise régulièrement et de façon automatique.

Séance 4

Les élèves ont réalisé des fonds avec Canva respectant un cahier des charges : le fond doit être flouté à l’endroit où s’inscrivent les poèmes ; il faut prendre en compte la lecture sur téléphone et ne pas surcharger les côtés au détriment du haut et du bas de l’affiche. Il est réalisé en format paysage, mais devait avoir un intérêt en mode portrait.

  • Le professeur de SNT a réalisé le codage pour le site, puisqu’il faut pour cette utilisation, un langage HTML et non Python.

Bilan :

Ce projet a été très positif pour les élèves. Il leur a permis notamment de réutiliser des connaissances de lettres déjà acquises et de les renforcer, d’utiliser leurs capacités créatives, d’apprendre à coder en python, mais aussi de voir des liens entre littérature et informatique, ce qui est l’objectif du pack’ Humanité Numérique. Chacune a pu se sentir en position de réussite sur au moins une sur les différentes activités proposées (réalisation du fond avec Canva, écriture de poésie, apprentissage du python…). La réalisation technique (les choix de la forme au début, l’utilisation d’un seul pad d’écriture pour toutes) a permis un travail collaboratif, avec la mise en place d’une communication efficace -nécessaire dans ce genre de projet.

Il est dommage que les élèves n’aient pas pu utiliser directement leur capacité de codage en python nouvellement acquise pour réaliser le site elles-mêmes, mais cela aurait demandé du temps supplémentaire, et nous avions pour objectif la mise en place du projet pour la JPO. De plus, nous avons eu l’impression que le nombre de séances alloué à ce projet était suffisant et que proposer une heure supplémentaire, pour une chose qu’elles avaient déjà appris à faire, à réaliser dans un autre langage, aurait paru fastidieux à nos élèves.

> note : notre projet est également disponible en open source sur le site de l’éducation nationale “La forge”.